Sommaire

 

Certaines tendinites touchent parfois l'extrémité du tendon, au niveau de la jonction du muscle ou de l'os, et sont responsables de douleurs invalidantes.

Faisons le point sur ces affections redoutées par les sportifs ou inhérentes à certaines professions.

Définition de la tendinite d'insertion

Les tendons sont des cordons très résistants, plus ou moins longs, constitués de fibres de collagène, qui permettent d'attacher le muscle à l'os. Ils assurent la transmission des forces générées par les muscles aux os, permettant la mise en mouvement de notre corps. Certains d'entre eux - ceux du poignet, de la main et du pied - sont entourés d'une membrane protectrice, la gaine synoviale.

Lorsqu'un tendon est le siège d'une inflammation, on parle de tendinite. Ce phénomène est destiné à réparer les lésions des fibres qui le composent et traduit la mobilisation du système immunitaire. Mais elle devient parfois excessive et nocive pour cette structure sensible, et peut conduire à sa rupture.

Elle peut concerner le corps du tendon en lui-même ou ses points d'insertion :

  • du tendon sur le muscle, on parle alors de myotendinite ;
  • du tendon sur l'os, on parle alors de ténopériostite.

Les examens permettant de poser le diagnostic sont l'échographie, couplée à un doppler, et l'IRM, celle-ci étant pratiquée dans les formes chroniques de tendinite (se prolongeant plus de deux mois). Ils permettent de déterminer la région précise affectée, et l'ancienneté de l'atteinte.

Causes

Une tendinite d'insertion est provoquée par une sollicitation trop importante du tendon, qui provoque des micro-traumatismes, observée principalement :

  • Chez les sportifs, où elle est favorisée par des mauvais gestes, des changements d'habitudes d'entraînement, un manque d'hydratation, l'absence d'étirements, le port de chaussure mal adaptées...
  • Chez les professionnels exerçant des gestes répétitifs tout au long de la journée.

Les risques de tendinite augmentent à mesure que l'on vieillit. D'autre part, certains médicaments fragilisent les tendons et sont propices au développement de ce type d'affection, notamment des antibiotiques de la famille des quinolones ou les statines, utilisées pour traiter l'hypercholestérolémie.

Des problèmes dentaires peuvent également être incriminés dans l'apparition de ce type d'inflammation. C'est souvent le cas lorsque la tendinite affecte différentes régions du corps : les agents infectieux en cause se propagent, à partir de la bouche, jusqu'à ces zones fragiles par l'intermédiaire de la circulation sanguine.

Symptômes

La tendinite d'insertion se manifeste principalement par une douleur. Au début, elle ne survient qu'après une activité physique ayant sollicité la région concernée, puis progressivement elle se manifeste en cours d'effort, pouvant obliger la personne à stopper son activité. Elle peut être localisée au niveau de l'épaule, du genou, du coude, de la cheville... Un gonflement ou une rougeur accompagnent parfois les manifestations douloureuses.

Des tendinites d'insertion fréquentes sont observées au niveau du tendon d'Achille, le plus gros tendon de l'organisme, qui relie le muscle du mollet à l'os du talon, le calcaneum. En cas de myotendinite, les douleurs sont ressenties à la jonction entre le muscle et le tendon, alors qu'en cas de ténopériostite elles se manifestent bien plus bas, sur le talon. Elles touchent fréquemment les coureurs à pied.

Une autre tendinite d'insertion courante touche le coude ; elle est surnommée « tennis elbow » car elle touche fréquemment les joueurs de tennis. Elle concerne le tendon qui assure la fixation des muscles de l'avant-bras sur l'humérus.

Traitements de la tendinite d'insertion

En cas de tendinite d'insertion, il convient dans un premier temps de ne pas trop stimuler la zone douloureuse, en évitant la pratique sportive ou les activités qui en sont à l'origine. Durant la phase inflammatoire, le médecin peut prescrire des médicaments anti-inflammatoires et antalgiques. L'application d'une poche de glace sur la région douloureuse est également apaisante.

Ensuite, la prise en charge repose essentiellement sur une rééducation en kinésithérapie, avec différents types de traitements :

  • les ondes de choc, qui permettent la libération de composés anti-douleurs et favorisent la cicatrisation du tendon ;
  • le protocole de Stanish, qui repose sur des étirements et du renforcement musculaire ;
  • l'injection de plasma riche en plaquettes (PRP) au niveau des tendons pour accélérer leur réparation.

Ces pros peuvent vous aider