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Une infiltration est l'injection d'un médicament soit au niveau d'une articulation, soit au niveau d'un tendon ou encore au niveau de la colonne vertébrale.

Dans le cas de l'épaule, voyons les infiltrations qui peuvent être réalisées et dans quels cas elles sont pratiquées.

Infiltration de l'épaule : dans quels cas ?

L'infiltration de l'épaule peut être réalisée à titre diagnostic ou à titre thérapeutique.

À titre diagnostic, elle est utilisée lorsque celui-ci est complexe et qu'il existe plusieurs origines possibles à la douleur. Si l'infiltration permet de supprimer une partie de la douleur, le diagnostic en sera facilité.

Par ailleurs, elle permettra d'évaluer l'intérêt voire le succès potentiel d'une autre infiltration ultérieure, l'infiltration sous-acromiale.

À titre thérapeutique, elle est utilisée dans les pathologies inflammatoires suivantes :

  • la capsulite rétractile ;
  • la calcification d'un tendon de la coiffe des rotateurs ;
  • une tendinite de l'épaule ;
  • une arthrose de l'épaule.

Quels produits pour une infiltration de l'épaule ?

Le produit le plus fréquemment utilisé est un dérivé de cortisone, pour ses propriétés anti-inflammatoires et antalgiques. Il est également possible de pratiquer une infiltration de produits antalgiques.

Il arrive également que l'on infiltre de l'acide hyaluronique. Il s'agit alors d'une « viscosupplémentation » : on restaure une partie de la mobilité de l'articulation avec l'apport d'un produit qui est présent naturellement dans le liquide articulaire.

Il est possible de réaliser une infiltration de plusieurs sites de l'épaule :

  • articulation acromio-claviculaire, souvent sujette à l'arthrose ;
  • bourse sous-acromiale, siège de tendinopathies de la coiffe des rotateurs ;
  • articulation gléno-humérale.

Il est de plus en plus fréquent d'effectuer l'infiltration sous contrôle radiologique, notamment pour gagner en précision et pour pouvoir reproduire le geste si besoin.

Infiltration de l'épaule : effets secondaires

Les effets secondaires sont rares. Cependant en cas de diabète pré-établi, il est important de le préciser au praticien, afin que l’état glycémique soit vérifié avant l’initiation d’une corticothérapie. En effet, il peut y avoir une influence, ou le diabète, à l'inverse, peut être influencé par les produits infiltrés (près d'un patient sur cinq développe un diabète cortico-induit et un sur trois présente des troubles de la glycémie).

Par ailleurs, il est possible de constater un « effet rebond » dans les 24 à 48 heures suivant l'infiltration. Si la douleur apparaît au-delà de 48 heures, il ne faut pas hésiter à consulter.

Ainsi, l'infiltration dans l'épaule peut être utilisée avec succès dans un but diagnostic et surtout thérapeutique. Pour autant, afin qu'elle soit bénéfique, il existe quelques précautions à prendre :

  • Le produit ne doit pas être injecté dans le muscle.
  • Il ne doit pas être injecté dans les tendons autant que possible.
  • La fréquence des infiltrations doit être modérée : pas plus de 3 et au cours de séances espacées d'un mois 1/2 environ.
  • Si une première infiltration n'a pas porté ses fruits, une seconde n'est pas recommandée.
  • En cas de traitements en cours pour l'hypertension, une maladie cardio-vasculaire, à base d'anti-coagulants.
  • En cas de maladie infectieuse, d'allergie, d'ulcère de l'estomac ou duodénal.
  • En cas de grossesse.
  • En cas de vaccination imminente.

Enfin, ses effets perdurent plusieurs mois.

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