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L’hyperaldostéronisme correspond à une augmentation du taux sanguin d’aldostérone. Elle peut être responsable d’hypertension artérielle.

1 à 2 % des hypertensions artérielles sont liées à un hyperaldostéronisme. Une hypokaliémie y est associée (taux de potassium bas dans le sang).

Toutes les infos dans notre article.

Hyperaldostéronisme : qu'est-ce que c'est ?

L’aldostérone est une hormone exclusivement sécrétée par la glande surrénale (zone glomérulée de la corticosurrénale), située juste au-dessus du rein.

Il s’agit d’une hormone minéralocorticoïde. Sa sécrétion est stimulée par différents facteurs :

  • un groupe d’enzymes appelé rénine-angiotensine, elles-mêmes sécrétées par le rein ;
  • l’ACTH, enzyme sécrétée par la glande hypophyse, située dans le cerveau ;
  • la diminution du taux de potassium.

Elle agit sur le rein et permet de réguler le volume d’eau et le taux d’ions dans le sang :

  • augmentation du taux de sodium Na+ ;
  • diminution du taux de potassium K+ et proton H+.

L’hyperaldostéronisme peut être primaire, due à la corticosurrénale ou secondaire, liée au fonctionnement du rein.

Exceptionnellement, l’hyperaldostéronisme est liée à une anomalie enzymatique, une intoxication à la glycérrhizine (contenu dans la réglisse, le pastis sans alcool, certains pansements gastriques…), à un syndrome de Cushing (autre anomalie endocrinienne).

Hyperaldostéronisme primaire

L’hyperaldostéronisme primaire provient d’une anomalie de la corticosurrénale.

Différentes affections sont liées à :

  • une tumeur de la surrénale appelée adénome de Conn ;
  • une hyperplasie des surrénales (surrénales de grosse taille) ;
  • maladie génétique rare modifiant le fonctionnement de la surrénale.

Les signes cliniques associés sont les suivants :

  • hypertension artérielle ;
  • syndrome polyuro polydypsique signifiant une augmentation de la soif et du volume d’urines émis ;
  • fatigabilité musculaire, paresthésies (fourmillements) ;
  • trouble du rythme cardiaque de type allongement de l’espace QT à l’ECG (électrocardiogramme).

Le diagnostic repose sur une augmentation du taux d’aldostérone et un effondrement du taux de rénine à la prise de sang.

L’hyperaldostéronisme primaire nécessite un suivi régulier par un spécialiste endocrinologue.

Hyperaldostéronisme secondaire

L’hyperaldostéronisme secondaire à une maladie est plus fréquent. Dans ce cas, les symptômes sont ceux de la maladie et l’élévation du taux d’aldostérone dans le sang fait partie des signes biologiques.

Trois causes sont liées à un excès d’eau par dysfonctionnement d’organe : insuffisance cardiaque, syndrome néphrotique, ascite cirrhotique.

Deux causes sont liées à un excès de sodium :

  • intoxication par les laxatifs ;
  • anomalie de régulation de l’acidité sanguine par le rein : acidose tubulaire rénale.

Les autres causes sont liées à l’hyper production de rénine par le rein :

  • insuffisance rénale chronique ;
  • tumeur rénale ;
  • sténose (rétrécissement du diamètre) de l’artère rénale ;
  • hypertension artérielle dite maligne : avec retentissement sur les organes finement vascularisés tels que le rein et l’œil.

La prise en charge de l’hyperaldostéronisme secondaire passe par le suivi spécialisé de la maladie causale.

Quelle soit primaire ou secondaire, lorsque l’hyperaldostéronisme est liée à une tumeur, on propose une chirurgie. En dehors de ce cas, un traitement médicamenteux est requis.

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