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Le syndrome pyramidal correspond à un ensemble de symptômes neurologiques présents au cours de maladies du cerveau ou de la moelle épinière. Les AVC ou accidents vasculaires cérébraux sont la cause la plus fréquente de syndrome pyramidal.

Syndrome pyramidal : la question du faisceau pyramidal

Une atteinte du faisceau pyramidal engendre un handicap moteur.

Le syndrome pyramidal provient d’une lésion du faisceau pyramidal, voie nerveuse :

  • Encore appelé voie cortico-spinale, le faisceau pyramidal s’étend du cortex (cerveau) vers la moelle épinière.
  • Il remplit deux fonctions : il commande le mouvement (motricité volontaire) et régule le tonus musculaire : inhibition (suppression) de mouvements réflexes.
  • L’influx nerveux permettant la commande motrice est relayé en plusieurs étapes : du cerveau à la moelle épinière (via le faisceau pyramidal) ; de la moelle épinière aux nerfs ; des nerfs aux muscles.

Qu’elle se situe au niveau du cerveau ou de la moelle épinière, une lésion du faisceau pyramidal engendre donc un déficit moteur : l’influx nerveux est interrompu.

Symptômes du syndrome pyramidal

Le principal symptôme du syndrome pyramidal est le handicap moteur.

Les symptômes sont d’intensité et de topographie variables en fonction du niveau et de l’étendue de la lésion. On observe :

  • un déficit moteur : simple faiblesse musculaire à paralysie complète de membre. Des troubles de l’audition, de la déglutition ou des troubles urinaires peuvent également être présents ;
  • une rigidité motrice, encore appelée spasticité, par libération d'activités motrices réflexes normalement inhibées.

D’autres signes sont dépistés au cours de l’examen clinique par le médecin :

  • exacerbation des réflexes ostéo tendineux (obtenus à la percussion tendineuse, à l’aide du marteau réflexe) ;
  • signe de Babinski ou élévation lente et majestueuse du gros orteil à la stimulation plantaire.

Les maladies neurologiques causales de syndrome pyramidal sont nombreuses.

Syndrome pyramidal : quelles maladies ?

En fonction de la maladie en cause, le syndrome pyramidal guéri ou persiste. Le mode d’installation du syndrome pyramidal constitue un bon indice diagnostique.

On en distingue trois : brutal, progressif ou chronique (sur plusieurs mois).

Un syndrome pyramidal soudain évoque :

  • une maladie vasculaire : AVC (peut-être responsable d’une hémiplégie concernant la moitié droite ou gauche du corps) ou thrombophlébite cérébrale ;
  • un traumatisme crânien ou médullaire (para ou tétraplégie) ;
  • une hypoglycémie : diminution du taux de sucre dans le sang.

Lorsque les symptômes apparaissent progressivement, il s’agit plutôt :

  • d’une tumeur : tumeur bénigne ou cancer du cerveau ;
  • d’une infection : méningo-encéphalite due à un virus, une bactérie, un champignon ou un parasite ;
  • d’une inflammation : maladie inflammatoire de type sclérose en plaques.

Plus rarement, certaines maladies inflammatoire ou vasculaire (hématome sous-dural) s’installent sur plusieurs mois.

En dehors de l’hypoglycémie pour laquelle les symptômes régresseront complètement, toutes les autres maladies sont susceptibles de laisser des séquelles parfois même importantes telles qu’une paralysie de membre.

Traitements du syndrome pyramidal

Certaines mesures permettent de limiter les symptômes d’un syndrome pyramidal séquellaire :

  • la rééducation en structure de médecine physique et de réadaptation (MPR) est le pilier de la prise en charge ;
  • la kinésithérapie permet d’assouplir et de faire face au handicap ;
  • l’ergothérapie a pour but de réadapter l’individu à son environnement. Elle intervient notamment dans l’apprentissage au quotidien d’une prothèse ou d’un fauteuil roulant ;
  • lorsqu’elle est trop importante, la rigidité peut nécessiter un traitement médicamenteux.

Le syndrome pyramidal est bien souvent synonyme d’une maladie grave. Il relève d’une prise en charge spécialisée par des médecins neurologues et réadaptateurs.

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