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Pathologie qui se caractérise par une atteinte de la moelle épinière au niveau du cou, c’est-à-dire au niveau des vertèbres cervicales et par une perte de motricité, le syndrome de Kahn-Schreiber fait suite à un traumatisme du rachis cervical. On vous en dit davantage sur cette affection décrite par Kahn en 1947 et Schneider en 1954 (et conjointement en 1956).

Mécanisme du syndrome de Kahn-Schneider

Le syndrome de Kahn-Schneider est dû à un problème au niveau du disque intervertébral des vertèbres cervicales.

Le mécanisme est semblable à celui observé dans le cadre d’une hernie discale.

Cette hernie discale peut notamment survenir suite à un traumatisme et à une fracture tear-drop (15 % des lésions du rachis cervical), une fracture qui est particulièrement instable. Ainsi, à l’occasion d’un traumatisme bénin en apparence, le patient va décompenser et être victime du syndrome de contusion antérieure de la moelle.

La saillie du disque va comprimer les nerfs qui se situent à la partie antérieure de la moelle épinière. C’est cette compression nerveuse qui est responsable des troubles moteurs dont souffrent les personnes présentant un syndrome de Kahn-Schneider.

Symptômes du syndrome de Kahn-Schneider

Le symptôme caractéristique du syndrome de Kahn-Schneider est l’atteinte motrice. Il s’agit d’une tétraplégie motrice complète.

En revanche, les personnes qui présentent un syndrome de Kahn-Schneider conservent généralement de façon complète leur sensibilité tactile et de leur sensibilité profonde (ou sensibilité proprioceptive) en dessous de la lésion.

Au niveau de la lésion proprement dite, on observe une diminution variable de la sensibilité à la chaleur et à la douleur (atteinte thermoalgique). Un électromyogramme réalisé par un neurologue permet d’évaluer l’importance de l’atteinte neurologique et musculaire.

Syndrome de Kahn-Schneider : traitement de la contusion antérieure de la moelle

L’évolution du syndrome de contusion antérieure de la moelle est variable en fonction des cas. Il arrive qu’on puisse observer une récupération de la motricité même si ce n’est pas la règle.

Le seul traitement efficace envisageable est d’ordre chirurgical. Il a pour objectif de décomprimer la moelle épinière afin de permettre une récupération motrice la plus importante possible.

Toutefois la récupération de la force des membres est à la fois longue et incertaine. Si elle est possible, elle doit quoi qu’il en soit s’associer à une importante rééducation.

 

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