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Les décontracturants sont des substances destinées à soulager contractures et crampes musculaires. Celles-ci peuvent avoir des origines variées et le choix du traitement en dépend. Des médicaments décontracturants ou myorelaxants peuvent être prescrits, par voie locale ou générale, en association ou non avec d’autres traitements.

Qu’est-ce qu’un décontracturant ? 

Un décontracturant est une substance qui atténue les contractures et les crampes musculaires. Une crampe est une contraction musculaire douloureuse, involontaire et intense, empêchant de bouger le muscle atteint. Après quelques minutes, la crampe diminue et disparaît, mais elle laisse parfois une sensation douloureuse. Une contracture est une contraction durable et involontaire d’un ou plusieurs muscles. Les muscles touchés sont durs et douloureux au toucher. Il est important de bien distinguer une contracture musculaire d’ une courbature, qui peut être soulagée par des étirements légers.

Les crampes et les contractures peuvent avoir plusieurs origines :

  • aucune cause précise (comme les crampes nocturnes) ;
  • une sollicitation trop intense de la musculature (activité physique intense) ;
  • une immobilisation prolongée d’un membre ou d’une partie du corps (fracture, hospitalisation…) ;
  • une carence en magnésium ;
  • certaines infections comme la grippe saisonnière ;
  • certaines maladies systémiques (sclérose en plaques, polyarthrite rhumatoïde…) ; 
  • la prise de certains médicaments (effets indésirables).

Le plus souvent, les crampes et les contractures sont bénignes, mais elles provoquent des douleurs et des difficultés de mouvement surtout lorsqu’elles durent longtemps.

Dans quels cas un traitement décontracturant est-il nécessaire ? 

Les décontracturants sont également appelés « myorelaxants » (relaxation des muscles). D’une manière générale, ils sont disponibles sous deux formes pharmaceutiques :

  • des pommades, des gels ou des crèmes qui agissent localement sur les contractures modérées et localisées ;
  • des traitements par voie orale pour soulager les personnes souffrant de contractures intenses et/ou diffuses.

Dans certains cas, il est possible d’associer un traitement local à un traitement par voie orale. Selon l’origine des contractures, un traitement anti-inflammatoire (local ou général) et/ou antalgique (anti-douleur) pourra également être prescrit.

Si les crampes et les contractures sont liées à un déficit en magnésium, une supplémentation en magnésium sera plus efficace qu’un traitement décontracturant.

Il faut savoir que certaines règles simples peuvent permettre de limiter la survenue des crampes et des contractures liées à la pratique sportive :

  • s’hydrater tout au long de la journée ;
  • s’échauffer avant de pratiquer une activité sportive ;
  • s’étirer à distance de l’exercice physique intense ;
  • masser les muscles atteints de courbatures avec des huiles végétales ou des substances issues de la phytothérapie ou de l’aromathérapie.

Les différents types de décontracturants

Les médicaments décontracturants se divisent en deux grandes catégories. Le plus souvent prescrits sur de courtes périodes, ils sont réservés aux contractures et crampes intenses qui persistent au-delà de quelques jours.

Traitements locaux

Les décontracturants peuvent se présenter sous la forme de crèmes, de pommades ou de gels contenant des substances myorelaxantes (méphénésine, méthocarbamol, crèmes ou gels à base d’Arnica).

Traitements généraux

Les traitements généraux décontracturants sont les suivants :

  • la quinine qui, à faible dose, peut entrer dans le traitement des crampes nocturnes de l’adultemais les traitements Hexaquine® et Okimus® autorisés dans les crampes exposeraient à des effets indésirables graves, parfois mortels, disproportionnés au regard d’une efficacité faible* ;
  • la méphénésine, seul myorelaxant par voie orale vendu sans ordonnance : il expose à des somnolences, des nausées, des vomissements, des réactions d’hypersensibilité et des abus et dépendances* ;
  • le méthocarbamol (Lumirelax®) qui est à l’origine de plusieurs effets indésirables (somnolence, éruptions cutanées, troubles digestifs, fièvre, conjonctivite, vertiges, maux de tête, coloration des urines en vert-marron*) ;
  • le thiocolchicoside qui est surtout indiqué pour lutter contre les contractures liées aux maux de dos. Son utilisation est contre-indiquée chez la femme enceinte ou allaitante.

*Source : édition 2020 du «  conseille d'écarter pour mieux soigner ».

Alternatives aux décontracturants

En parallèle des décontracturants, il existe des médicaments d’homéopathie et d’oligothérapie qui peuvent soulager les crampes :

  • Arnica montana ;
  • un complexe à base d’Arnica montana 9 CH, de Sarcolacticum acidum et de Zincum oxydatum 3 CH ;
  • les granions de sélénium ;
  • les oligosols potassium ;
  • les oligosols sélénium. 

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