Spasme, contracture ou crampe musculaire

Sommaire

Un spasme musculaire est une contraction brusque et involontaire d’un muscle. S'ils font généralement référence à la contraction brutale d’un muscle que l’on peut contrôler, les spasmes musculaires peuvent également concerner les muscles du tube digestif. On vous en dit plus sur les spasmes musculaires dans notre article.

Spasme musculaire : caractéristiques

Le spasme musculaire est à rapprocher des contractures musculaires ou des crampes puisque c’est une forme de crampe prolongée, la contraction brutale et involontaire d’un muscle.

 

Spasme des muscles striés

La contraction volontaire d’un muscle entraîne le rapprochement de ses insertions musculaires. C’est notamment le cas des muscles striés, ceux que l’on contrôle volontairement et qui permettent de se déplacer, de manger, de parler, etc.

En cas de spasme musculaire, la contraction est involontaire et persiste : le muscle, qui devrait se détendre après sa contraction, reste tendu.

Généralement, le spasme est un mécanisme réflexe de défense pour limiter un mouvement qui risque d’avoir une amplitude excessive. En se spasmant, le muscle bloque le geste et protège ainsi l’articulation et les ligaments qui, sans cette contracture réflexe, auraient pu être lésés.

Spasme des muscles lisses

Les spasmes musculaires peuvent aussi concerner des muscles lisses qui ne sont pas placés sous le contrôle volontaire et qui fonctionnent de façon autonome (à l’image du myocarde, le muscle du cœur, ou des muscles du tube digestif).

Certains de ces spasmes peuvent être passagers et sans gravité (en cas de diarrhée ou de crampes d’estomac, par exemple) mais d’autres peuvent être très problématiques, à l’image des coliques néphrétiques ou des lithiases biliaires (qui s’accompagnent de symptômes annexes).

Les spasmes des muscles respiratoires peuvent également se révéler très dangereux.

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Spasme du sanglot

Le spasme du sanglot est un épisode au cours duquel un enfant cesse de respirer (voire perd connaissance en raison de la stimulation du nerf vague) pendant un court instant suite à une importante frayeur ou à un choc émotionnel.

Ce type de spasme se produit chez environ 5 % des enfants, notamment au cours des 24 premiers mois. On distingue :

  • la forme cyanotique, qui est la plus fréquente et qui survient lorsque l’enfant pleure et ne parvient plus à respirer (en se faisant gronder sévèrement, par exemple) ;
  • la forme pâle, qui fait suite à un choc physique (sur la tête par exemple) ou émotionnel ayant entraîné une grande peur.

 

Les causes des spasmes musculaires

Les spasmes musculaires font leur apparition à l’occasion d’un effort musculaire inadapté. Ils peuvent ainsi être dus à :

  • une activité physique excessive ou mal réalisée (un déménagement, par exemple) ;
  • une activité sportive débutée sans échauffement suffisant ;
  • des contractions musculaires prolongées.

Toutefois, les spasmes musculaires des organes et du tube digestif peuvent aussi être dus à des pathologies infectieuses telles qu’une péritonite ou une méningite. De même, la grippe peut entraîner des spasmes musculaires (on parle aussi de courbatures).

Il existe aussi des cas particuliers :

  • le spasme de l’hémiface qui est une contraction unilatérale des muscles du visage causée par une atteinte du septième nerf crânien (nerf facial) celui-ci pouvant être comprimé par une artère cérébrale ;
  • le blépharospasme qui est le tressautement involontaire d’une paupière d’origine inconnue.

Enfin, il ne faut pas oublier les spasmes dus à un choc émotionnel ou à du stress.

Les symptômes d’un spasme musculaire

Le principal symptôme d’un spasme musculaire est la douleur qu’il entraîne. En restant spasmé, le muscle va emprisonner les déchets (et l’acide lactique en particulier) ce qui va également participer à l’irritation et donc entretenir la douleur.

Par ailleurs, la douleur va en retour rendre le muscle encore plus sensible, ce qui va accentuer la contracture et rendre encore plus difficile son relâchement.

Ces blocages douloureux entraînent des compensations, le reste du corps devant composer avec cette perte de mobilité et s’adapter pour continuer à fonctionner correctement.

De plus, en se spasmant, le muscle va entraîner des blocages articulaires.

Diagnostic du spasme musculaire

Diagnostiquer un spasme musculaire est généralement relativement aisé car les circonstances d’apparition de la douleur sont suffisamment évocatrices.

À l’examen clinique, le médecin retrouvera un muscle dur, contracté et douloureux. La douleur sera majorée lorsqu’on cherchera à étirer le muscle.

Des examens complémentaires ne sont pas toujours nécessaires. Toutefois, en cas de spasmes au niveau abdominal et s’ils sont particulièrement intenses, il peut être utile de réaliser une exploration plus poussée (échographie ou IRM).

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